Avec les dernières désignations dans les branches professionnelles, l’OCIRP est présent avec ses partenaires dans plus de 120 accords collectifs.
Les lieux de vie en cas de perte d'autonomie
Selon sa propre situation, la personne dépendante ou en perte d’autonomie peut avoir le choix de rester à domicile ou d’être hébergée dans un établissement spécialisé de jour ou de longue durée. Quelle que soit la solution envisagée, il y a à prévoir des choix et des aménagements.
Les établissements d’hébergement pour les personnes dépendantes
- Les ÉHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) accueillent des personnes valides, semi valides ou dépendantes. Plus communément appelés « maisons de retraite », ces établissements sont médicalisés et prennent intégralement en charge le résident. Les tarifs et les aides financières varient en fonction du statut et du conventionnement de l’établissement.
- Les unités de soins de longue durée (USLD) sont destinées aux personnes âgées très dépendantes dont l’état de santé nécessite une surveillance médicale constante.
- Les personnes désorientées (maladies d’Alzheimer ou apparentés) peuvent être accueillies soit au sein d’un ÉHPAD avec les autres résidents, soit dans un centre d’activités naturelles tirées d’occupations utiles (CANTOU). Ces unités organisent un projet de vie autour du patient pour l’aider à gérer sa maladie (angoisse, difficultés du comportement, etc.).
- Certaines structures d’accueil de jour reçoivent une ou plusieurs fois par semaine des patients désorientés vivant à domicile : grâce à diverses activités de stimulation (gymnastique douce, culinothérapie, etc.), le patient conserve une vie sociale et les effets de la maladie sont retardés. L’accompagnant habituel du malade peut également souffler et s’occuper de lui-même. L’accueil de jour améliorer ainsi le maintien à domicile et prépare à une éventuelle entrée en établissement d’hébergement.
___________________________________________
IMPORTANT !
Pour aider les familles ou les personnes concernées à choisir l’établissement le mieux adapté aux besoins de la personne, il est recommandé de contacter prioritairement les centres locaux d’information et de coordination (CLIC).
Les conditions du maintien à domicile
La majorité des personnes âgées vivent à domicile (87% des 75 ans et plus) et désirent y rester. Cela est possible à plusieurs conditions :
Adapter son environnement
De nombreuses solutions existent pour les personnes ayant du mal à réaliser certains gestes comme les appareils conçus pour les personnes se déplaçant avec difficulté. Par ailleurs, des systèmes de téléalarme permettent de prévenir rapidement l’entourage de quelqu’un en cas de chute ou de difficulté soudaine.
Être aidé à domicile
Les services à la personne proposent des aides variées et adaptées à la situation de chaque usager qui peuvent être financées totalement ou en partie dans le cadre de l’APA. Ces aides concernent : les actes essentiels de la vie quotidienne (lever, toilette, alimentation…), les activités domestiques (repassage, ménage, jardinage…), les activités sociales et relationnelles (sortir, aller chez le médecin, chez le coiffeur…).
Être soigné à domicile
La santé d’une personne âgée est fragile et la perte d’autonomie peut rendre certains soins indispensables au quotidien. De nombreuses solutions permettent d’être pris en charge à domicile quelles que soient l’intensité et la complexité des soins nécessaires : services de soins infirmiers à domicile, équipes d’hospitalisation à domicile, ou encore unités de soins palliatifs à domicile peuvent être sollicités selon la situation. Toutefois, le médecin traitant d’une personne âgée vivant à domicile reste son premier interlocuteur…
Être accompagné par un proche
Près de 4 millions de personnes contribuent à la prise en charge d’une personne âgée dépendante faisant partie de leur entourage proche. Accompagner un proche âgé est une tâche qui peut s’avérer difficile d’un point de vue physique et psychologique. Il existe diverses solutions temporaires qui permettent de procurer des moments de répit aux aidants familiaux, en particulier lorsqu’ils accompagnent un proche atteint de la maladie d’Alzheimer.

